Volonté parfaite de Dieu ou volonté de la chair ?

La Bible nous raconte dans le livre de Genèse que le peuple d’Israël a vécu 400 ans sous la servitude des Égyptiens. Dieu a choisi cette nation et a promis de la délivrer ; en effet, Yahweh avait annoncé au patriarche Abraham qu’Israël découvrirait sa main puissante.

Ainsi, dans le livre d’Exode du chapitre 7 au chapitre 14, Yahweh a frappé l’Égypte de plein fouet par différentes plaies pour libérer son peuple. Qui ne connaît pas l’histoire de la mer Rouge qui fut séparée en deux pour que les Israélites la traversent et échappent à Pharaon ? Israël a eu une grâce extraordinaire, car Yahweh, le Dieu Créateur du ciel et de la terre, a entendu ses pleurs et lui a suscité un serviteur pour le délivrer de sa servitude (Exode 2.23-25). Israël est sorti de l’Égypte victorieux et extrêmement béni (Exode 12.35-38). C’est ainsi qu’il commença son périple vers sa nouvelle destinée : Canaan, un lieu où coulent le lait et le miel, un lieu de repos après tant d’années de souffrances et d’esclavage. Cependant, pour aller à Canaan, il fallait passer par le désert…

Les déserts révèlent nos coeurs

Le trajet le plus rapide pour rejoindre la Terre promise nécessitait un peu plus d’un mois de marche, pourtant Israël a passé 40 ans dans le désert avant d’atteindre Canaan. Tout ce temps passé dans le désert avait pour but de lui révéler son propre cœur, en effet, il s’est arrêté à différentes stations, et chacune d’entre elles était un moyen d’éprouver ce qui était dans le cœur de chaque Israélite.

Dès le désert de Schur les premiers désagréments ont commencé ; le peuple se plaignait de ne pas avoir d’eau à boire (Exode 15.22-25), et notre Seigneur rendit douces les eaux amères de Mara pour répondre à leur besoin. Dans le désert de Sin (désert d’argile) les Israélites ont murmuré une fois de plus contre Dieu, se plaignant d’avoir faim auprès de son prophète Moïse. Ayant entendu leurs plaintes, le Seigneur leur donna des cailles à manger le soir même et leur promit le lendemain matin une nouvelle nourriture qu’ils appelèrent la manne.

Lorsqu’une personne a faim, elle peut devenir très impatiente et irritable. Le Seigneur, au travers de la faim a démontré que le peuple d’Israël regrettait son ancienne vie en Égypte, pays où il était esclave.
Après avoir tant souffert durant quatre siècles, Dieu les a libérés. Eux pourtant qui avaient chanté un cantique de délivrance après les grands prodiges que Yahweh avait accomplis sous leurs yeux, ont fini par regretter leur ancienne vie… à cause de la nourriture ! Quel paradoxe ! Or, ils ont vu que Dieu leur répondait après chacune de leurs plaintes, sans saisir qu’il suffit de demander à Dieu pour être exaucé (Jérémie 33.3).

Leur histoire dans le désert devrait nous enseigner, et pourtant, nous chrétiens sommes loin d’être meilleurs que les Israélites. En effet, dès que des difficultés surviennent dans nos vies, aussitôt nous abandonnons notre statut de chrétien pour revenir sur nos pas à cause de la pression. Beaucoup de chrétiens préfèrent céder au péché plutôt que de défendre la vérité, demeurer dans la sainteté ou tout simplement souffrir pour hériter de notre Canaan céleste, à savoir la vie éternelle. Cependant, il faut savoir que subir cette pression est nécessaire pour faire remonter les véritables motivations de nos cœurs. Comment saurons-nous que nous sommes aptes à aller au Ciel si nous ne sommes pas éprouvés ?

Désert Sinai

Bien qu’esclave, le peuple d’Israël n’était pas privé de l’abondance de l’Égypte. En effet, c’était une terre très fertile (notamment grâce à une bonne exploitation du Nil) contrairement au désert de Sin (épine, argile) où tout était stérile. Dans le désert, le peuple désirait manger le même type de nourriture qu’en Égypte. De même, certains chrétiens veulent suivre le Seigneur Jésus sans se dépouiller de leur héritage du monde. Notre Dieu n’est pas un tortionnaire ! Remarquons que, par amour, Il n’a jamais abandonné Israël et Il a répondu favorablement aux exigences d’un peuple ingrat en lui donnant la manne.

La manne, provision de Dieu

Le nom manne vient de la contraction en hébreu de « MaN HOu » et signifie qu’est-ce que cela ?, littéralement quoi ça ? (Exode 16.15). Les Israélites ne connaissaient pas la nourriture que Yahweh leur avait donnée, c’est pourquoi ils lui donnèrent un nom qui était en fait une question. La manne ressemblait à « de la semence de coriandre blanche, et ayant le goût d’un gâteau au miel » (Exode 16.31), et visiblement le peuple n’était pas très enthousiaste à l’idée de consommer ce nouvel aliment, qui était bien différent des pots de viande et du pain qu’il mangeait en Égypte.

« Voici ce que Yahweh a ordonné : Que chacun en recueille autant qu’il lui en faut pour sa nourriture, un omer par tête, selon le nombre de vos personnes ; chacun en prendra pour ceux qui sont dans sa tente. Les enfants d’Israël firent donc ainsi ; et les uns en recueillirent plus, les autres moins. Et ils le mesuraient par omer ; celui qui en recueillait beaucoup n’avait rien de trop ; et celui qui en recueillait peu, n’en manquait pas ; mais chacun recueillait ce qu’il lui fallait pour manger. Et Moïse leur avait dit : Que personne n’en laisse rien de reste jusqu’au matin. Mais il y en eut qui n’obéirent point à Moïse, car quelques-uns en laissèrent jusqu’au matin ; et il s’y engendra des vers, et cela puait. Et Moïse se fâcha contre eux. Ainsi, chacun en recueillait tous les matins autant qu’il lui en fallait pour se nourrir, et lorsque la chaleur du soleil était venue, elle fondait. Mais le sixième jour, ils recueillirent du pain en double, deux omers pour chacun ; et les principaux de l’assemblée vinrent pour le rapporter à Moïse » Exode 16.16-22.

D’après ce passage, Yahweh a donné des instructions claires concernant la récolte de la manne. En effet, la quantité prévue était d’un omer par tête pour chaque famille (1 omer équivaut à 3 litres). Cependant, plusieurs d’entre eux en stockèrent jusqu’au lendemain, contredisant ainsi le commandement du Seigneur ; alors le surplus de manne pourrissait. Mais le sixième jour il fallait prendre une ration double, car le septième était le jour du sabbat (jour du repos).
En dépit de tous les miracles qu’ils avaient vus au sortir de l’Égypte et qu’ils ont expérimentés dans le désert, les Israélites ne connaissaient pas leur Dieu. Et même en voyant la manne que Yahweh avait fait apparaître sous leurs yeux, ils n’ont pas cru que cette nourriture pouvait les rassasier car ils voulaient en avoir plus que le nécessaire.
L’homme qui ne connaît pas Dieu vit sans cesse dans la peur de manquer. Pourtant la Parole nous dit : « Aussi mon Dieu pourvoira à tout ce dont vous aurez besoin selon ses richesses, avec gloire en Jésus-Christ » Philippiens 4.19.

Israël avait mis en doute la puissance de Dieu, se demandant s’Il était capable de leur envoyer du pain du ciel chaque jour, sans comprendre que la manne se distinguait de toute nourriture existant sur la terre.

Man hou

Considérons un instant le livre de Nombres au chapitre 11 :

La nation d’Israël toute attristée, avait manifesté son regret d’avoir quitté la terre d’Égypte à cause de ses richesses se plaignant même de la manne (versets 4-15).
Comment pouvaient-ils se lasser de la nourriture céleste ? Cela revenait à dire ouvertement à Dieu qu’ils s’étaient lassés de Lui.
Nous aussi nous agissons ainsi lorsque nous nous retournons vers nos vies passées. En demandant de la viande à Yahweh, le peuple avait clairement rejeté son Dieu. Le pain du ciel ne les satisfaisait plus.
Cependant Dieu a encore une fois démontré son amour en leur envoyant des cailles en abondance. En effet, Il ne s’est pas simplement contenté de répondre à la demande du peuple, mais Il lui a aussi donné une leçon : des cailles tous les jours pendant un mois jusqu’à ce qu’il en soit dégoûté (versets 18-20). Cette fois-ci, la réponse divine était accompagnée d’un jugement car la convoitise et l’envie sont des péchés aux yeux de notre Dieu.

« Et le peuple se leva tout ce jour-là, et toute la nuit, et tout le jour suivant, et amassa des cailles ; celui qui en avait amassé le moins en avait dix homers (1 homer vaut 300 litres, 10 homers 3000 litres !) ; et ils les étendirent soigneusement pour eux tout autour du camp. Mais la chair était encore entre leurs dents, avant qu’elle fût mâchée, la colère de Yahweh s’embrasa contre le peuple, et il frappa le peuple d’une très grande plaie. Et on nomma ce lieu-là Kibroth-Hattaava ; car on ensevelit là le peuple qui avait convoité » Nombres 11.32-34.

À deux reprises Dieu avait répondu aux prières des Israélites, mais sa VOLONTÉ PARFAITE était de les nourrir avec la manne. En effet, Yahweh a permis qu’ils aient faim pour se révéler différemment à eux en leur donnant la manne. Cependant, Israël n’avait pas saisi cela, préférant assouvir la convoitise de son cœur en ayant de la viande, quoique suivie du jugement de Yahweh.
Remarquez que la volonté de Dieu est parfaite et elle nous conduit toujours à la vie, quand notre volonté propre nous dirige inexorablement vers la mort. Bien souvent, nous chrétiens voulons à tout prix que Dieu exauce toutes nos prières qui peuvent être charnelles, et nous ne comprenons pas qu’en ne se pliant pas à tous nos désirs, Dieu nous préserve de la convoitise et garde nos âmes pures. Le peuple d’Israël n’avait pas discerné le clin d’œil que Yahweh venait de leur faire en leur donnant le pain qui vient du Ciel et qui se renouvelle chaque jour : Jésus, le Fils de Dieu descendu du Ciel pour se donner à la croix afin que nous ayons la délivrance.

La manne, un aspect de Yehoshua

« Toutefois il s’est élevé devant lui comme une jeune plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; il n’y avait en lui ni beauté, ni splendeur, quand nous le regardions, ni apparence qui nous le fasse désirer » Esaïe 53.2.

La particularité de la manne, c’est qu’elle descendait du Ciel tout comme notre Seigneur. Jésus est le pain de Vie qui descend du Ciel. La manne était la nourriture exclusivement donnée aux Juifs durant toute la période de la traversée dans le désert. Par la manne, le peuple d’Israël a découvert celui qui donne la vie.

« Jésus leur répondit, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui est permanente jusqu’à la vie éternelle, laquelle le Fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui que le Père, que Dieu, a marqué de son sceau. Ils lui dirent donc : Que devons-nous faire pour accomplir les œuvres de Dieu ? Jésus répondit, et leur dit : C’est ici l’œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. Alors ils lui dirent : Quel miracle fais-tu donc, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi ? Quelle œuvre fais-tu ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger le pain du ciel. Mais Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis : Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel ; mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel ; car le pain de Dieu, c’est celui qui est descendu du ciel et qui donne la vie au monde » Jean 6.26-33.

Tout comme Israël dans le désert, les Juifs s’intéressaient aux miracles et non à celui qui les produit. C’est ainsi que beaucoup de chrétiens qui marchent selon la chair suivent Jésus pour une guérison, une protection, un bien matériel… Or, la mission du Seigneur lorsqu’Il est venu sur la terre n’était pas de venir combler nos moindres désirs, mais de nous donner la vie et celle-ci en abondance. C’est pourquoi Jésus a déclaré à la foule que le pain de Dieu c’est celui qui est descendu et qui donne la vie au monde (Jean 6.33). Jésus est donc la nourriture pour tous ceux qui croient en lui. Celui qui s’approche de Jésus n’aura jamais faim ni soif (Jean 4.14).

Le ramassage de la manne, Jacques-Joseph TISSOT dit James TISSOT 1896 (2)

James TISSOT 1896

Israël avait vu l’aspect physique de la manne, c’est-à-dire qu’il s’était focalisé sur le fait qu’il avait faim, et qu’il devait satisfaire cette faim. Il n’avait pas réalisé que c’était miraculeusement que le Seigneur subvenait à ses besoins, se révélant ainsi comme le Dieu Tout-Puissant capable de tout ! Il fallait en effet s’arrêter sur Jésus seul, celui qui a donné sa vie. Car dès lors que l’on a goûté à Jésus qui est la manne cachée, on ne peut pas vouloir de cailles. Cela signifie pour nous que si nous avons véritablement connu Jésus, Il doit nous suffire pleinement, ainsi nous ne convoiterons plus le monde avec ses plaisirs charnels et nous ne voudrons plus imiter les autres pour être acceptés dans un groupe car Jésus sera tout pour nous.

Combien de fois avez-vous expérimenté le Dieu vivant ? Imaginez que, tout en craignant Dieu, vous ne sachiez plus comment payer vos factures (parce que Dieu a permis une sécheresse dans vos finances afin que vous vous rapprochiez de Lui), sachez qu’Il permet cela afin d’éprouver votre foi et de vous démontrer qu’Il est celui qui pourvoit à vos besoins. Dieu peut produire un miracle et vous constatez à la fin du mois, sans même savoir d’où vient l’argent, une belle somme sur votre compte pour payer votre loyer !
Combien d’entre nous expérimentons ce Dieu qui donne la vie ? Dans ces temps de la fin, Dieu veut surprendre ceux qui ont décidé de s’attendre à Lui qui est la manne par excellence. Celui qui s’approche de Jésus sera rassasié.

Lorsque nous sommes éprouvés, nous avons tendance à murmurer, tout comme Israël. Pourtant, ce n’est pas l’attitude que le Seigneur attend de notre part. Remarquez que la manne s’est arrêtée aux portes de Canaan. En effet, elle devait nourrir Israël dans le désert le temps d’arriver à la Terre promise. C’est pourquoi, sachez que dans vos temps de désert Dieu vous accompagne.
Ce qu’Il veut en réalité, c’est nous donner une nouvelle révélation de sa personne afin que l’on apprenne à compter sur Lui seul. En effet, la volonté de Dieu pour notre vie, c’est Jésus lui-même car il est le centre de toutes choses. Si nous basons notre espérance uniquement sur le Christ, tout ce qui avait de la valeur à nos yeux deviendra futile. Jésus doit être notre seule nourriture ; Il l’a dit Lui-même : « ma nourriture, c’est faire la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 4.34). Dieu est capable de nous soumettre à une rude épreuve pour qu’on réalise combien Il est grand et qu’Il est le seul Maître de nos vies. Job a été frappé de nombreux fléaux, mais il a reconnu la grandeur de Yahweh (Job 42.1-6). De plus, il a rendu le roi de Babylone, qui était un païen, semblable à un animal afin qu’il reconnaisse qu’il y a une autorité au-dessus de lui : le Dieu Tout-Puissant (Daniel 4.34-37).

Voyez combien Dieu est grand ! Ne murmurez plus dans votre cœur lorsque Dieu permet un désert, c’est pour glorifier son Nom. Inclinons nos cœurs devant Sa majesté car Il est le Saint des saints.

Maranatha !

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Un Commentaire

  1. Waw… Que Dieu nous aide !

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