Viens à moi…

Jésus ne rejette personne qui prend l’initiative de venir à lui. D’ailleurs, c’est lui-même qui nous lance l’invitation : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11.28). Le Seigneur appelle même les enfants : « Laissez venir à moi les petits enfants et ne les empêchez pas ; car le Royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent » (Matthieu 19.14). De plus, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous exhorte de nous approcher « de lui avec un cœur sincère, et une foi inébranlable, ayant les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure » Hébreux 10.22.

Ces passages sont quelques exemples parmi tant d’autres dans la Bible qui témoignent du fait que le Seigneur Jésus-Christ n’est pas un Dieu qui rejette, mais plutôt celui qui accueille à bras ouverts tous ceux qui désirent le connaître.

Les motivations du cœur

« Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples ; et, regardant Jésus qui marchait, il dit : Voici l’Agneau de Dieu. Et les deux disciples l’entendirent tenant ce discours, et ils suivirent Jésus. Et Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi, c’est-à-dire Maître, où demeures-tu ? Il leur dit : Venez et voyez. Ils y allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils demeurèrent avec lui ce jour-là ; car il était environ dix heures » Jean 1.35 à 39.

Aussitôt que Jean eût présenté Jésus comme étant l’Agneau de Dieu à ses disciples, ils eurent le cœur tellement touché qu’ils prirent la décision de le suivre.

Beaucoup de personnes cherchent à connaître le Seigneur, mais malheureusement, les motivations de leurs cœurs ne sont pas pures. En effet, nombreux sont ceux qui prient notre Créateur pour combler leurs divers besoins, tels que la santé, l’argent, trouver un travail, la guérison d’un proche, obtenir un examen… Qui ne rêve pas d’être prospère dans sa vie terrestre ? Cependant, aussi légitimes que puissent être nos besoins, cette démarche est très égoïste. Imaginez que quelqu’un essaie d’être votre ami par intérêt, comment vous sentiriez-vous ? Sachez que Dieu n’apprécie pas cela non plus.

Bien souvent, nous nous représentons, bien malgré nous, un Dieu lointain. Mais Jésus, bien plus que le Créateur, nous oublions qu’il est aussi un Père (Matthieu 6.32 ; Jean 1.12-13). Lorsque nous nous approchons de nos pères physiques, c’est de prime abord parce que nous les aimons. Le Seigneur est bien plus que ça, car il nous comble même là où nos propres parents ont failli. C’est pourquoi, lorsque nous allons vers lui, notre motivation première doit être notre amour pour lui.

« Certes notre Dieu est au ciel, il fait tout ce qu’il veut » Psaumes 115.3. Yahweh est souverain, il lui incombe donc à lui seul d’exaucer nos prières ou non. Celui qui nous a créés et qui nous aime ne saurait-il pas ce qui est bon pour nous ? La Bible dit qu’il a pour nous des projets de paix et non de malheur (Jérémie 29.11). Si donc Jésus agit de telle ou telle manière, c’est parce qu’au bout du tunnel, une bénédiction nous attend. En effet, toutes choses concourent au bien de celui qui aspire à la volonté de Dieu dans sa vie (Romains 8.28).

Par conséquent, si nous voulons jouir pleinement des bienfaits de Dieu, nous devons premièrement apprendre à nous satisfaire de son amour. Jésus, lui-même avait mis un ange de Satan auprès de Paul, le grand apôtre, pour le souffleter afin qu’il ne s’élève pas. Il pria trois fois que Dieu enlève cet ange, mais il ne fut pas exaucé. Que lui a répondu le Seigneur ? « Ma grâce te suffit… » 2 Corinthiens 12.9. Ce n’est pas cela qui a empêché Paul de continuer sa marche avec Dieu et de le servir.

Coeur et clé

Ce que beaucoup semblent ignorer, c’est que si Dieu n’exauce pas toutes nos prières et permet que nous soyons dans des situations compliquées, c’est pour nous dévoiler notre propre cœur ; c’est ainsi que nous découvrons les véritables motivations de nos cœurs qui, en fait, n’étaient pas si pures que ça ! « Dieu ne le saurait-il pas, lui qui connaît les secrets du cœur ? » (Psaumes 44.22).

C’est la raison pour laquelle Jésus a demandé aux deux disciples de Jean : « Que cherchez-vous ? ». Après qu’il les ait éprouvés avec cette question et parce que Jésus connaissait leurs intentions pures, il leur a donné accès à sa demeure, c’est-à-dire à son intimité.

Beaucoup de ceux qui passent par des moments très difficiles (perte d’un être cher, divorce…) décident de ne plus croire en Dieu. Ces personnes, par leur comportement, prouvent qu’elles n’aimaient pas sincèrement Dieu. Sans doute croyaient-elles en lui, mais elles ne l’aimaient pas. En effet, l’amour de Dieu, tel qu’il est décrit dans le testament de Jésus, vient du grec « agape » qui signifie « charité, affection, bienveillance ». C’est un amour désintéressé qui transcende parfaitement tout (1 Corinthiens 13) et qui ne peut être manifesté que par quelqu’un qui a fait une véritable rencontre avec Jésus (Jean 3.3).

Retenez bien ceci : Même si vous ne croyez plus en Dieu, il demeure Dieu et il continue tout de même à vous aimer. Le jour où vous serez au plus au bas et que vous commencerez à invoquer son Nom, c’est lui qui viendra vous consoler en vous entourant de son amour !

Lectures conseillées : parabole de la brebis perdue (Luc 15.3-7) ; parabole du fils prodigue (Luc 15.11-32)

Un amour qui surpasse l’entendement

« Jésus lui dit : Donne-moi à boire. Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres. Mais cette femme Samaritaine lui dit : Comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme Samaritaine ? Car les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains » Jean 4.7-9.

Les Samaritains sont les descendants d’Israélites qui se sont mélangés à des colons assyriens, et leur religion est devenue un amalgame du culte à Yahweh et celui des dieux étrangers (2 Roi 17), c’est pourquoi ils étaient considérés comme des hérétiques par les Juifs. Malgré cela, Jésus, qui était Juif a demandé à boire à cette femme Samaritaine. Quel amour, n’est-ce pas ? Dieu va au-delà de toutes les barrières pour avoir accès à nos cœurs. Aujourd’hui encore, comme cette femme, nous pouvons nous dire : « Mais comment un Dieu si saint peut-il s’intéresser à un menteur, orgueilleux, impudique comme moi, alors que personne n’a su m’aimer, et que je me déteste moi-même, etc. ? » C’est parce que l’amour de Dieu surpasse TOUT. « Yahweh ne considère pas ce que l’homme considère ; car l’homme considère ce que voient ses yeux, mais Yahweh regarde au cœur » 1 Samuel 16.7. Peu importe qui nous sommes ou qui nous avons été, Jésus nous aime d’un amour inconditionnel.

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » Jean 3.16-17.

Dieu nous aime TELLEMENT qu’il a décidé de quitter son trône de gloire, de se faire chair en la personne de Jésus-Christ, de naître dans une étable (Luc 2.7), de vivre comme un humain (Philippiens 2.8), de se faire frapper et crucifier… et tout cela pour que nous soyons sauvés. Il a décidé de s’humilier, à cause de l’amour qu’il nous porte. L’amour de Dieu surpasse toutes choses.

L’amour de Dieu ne doit en aucun être cas un moyen de pécher comme bon nous semble. « Toutes choses me sont permises, mais toutes ne sont pas utiles » 1 Corinthiens 10.23. Au contraire, lorsque nous voyons un amour aussi pur et dénué de tout intérêt, nous devrions être reconnaissants et avoir de la révérence pour Dieu.

Coeurs et Jésus

Les fruits d’un cœur sincère

La femme Samaritaine a eu une vie dépravée, sans lendemain avec plusieurs hommes. « Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit la vérité » Jean 4.18. Mais parce qu’elle a été sincère avec Jésus et qu’elle n’a pas eu honte de lui avouer la vie qu’elle menait, sa vie a complètement changé. En lui ouvrant complètement son cœur, elle a déposé à ses pieds tous ses fardeaux, à savoir la cruche. « La femme, ayant laissé sa cruche »  Jean 4.28. C’est ainsi que la Samaritaine est passée de femme de mauvaise vie à évangéliste, et sa foi a bouleversé toute la ville de Samarie.
« et elle dit aux habitants : Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait, ne serait-ce pas le Christ ? […] Or plusieurs des Samaritains de cette ville-là crurent en lui à cause de la parole de la femme qui avait rendu ce témoignage : Il m’a dit tout ce que j’ai fait. Quand donc les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de demeurer avec eux. Et il demeura là deux jours. Et beaucoup plus de gens crurent à cause de sa parole ; et ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de ta parole que nous croyons ; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est véritablement le Christ, le Sauveur du monde. » Jean 4.28

C’est ce que Jésus dit à chacun de nous : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi » Apocalypse 3.20.

Il est un amour qui ne peut s’expliquer, celui du Très-Haut.
Il est d’un divin amour qui consiste à donner sans rien attendre en retour,
A aimer sans aucun détour et enfin, à se sacrifier tout ça à cause de cet amour.

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