La Trinité : Doctrine biblique ou hérésie ?

Aujourd’hui, la Trinité est un dogme. C’est un concept bien enraciné dans les esprits, tant et si bien, qu’il serait difficile de rencontrer quelqu’un qui ne puisse pas en donner une définition plus ou moins correcte. Fait légitime me direz-vous, une doctrine introduite dans la foi chrétienne et répandue dans l’Europe occidentale par l’Église catholique romaine depuis le IVe siècle ne peut que faire école ! Pourtant, d’où viennent réellement les origines de la Trinité ? Et cette doctrine reflète-t-elle vraiment ce qu’enseigne la parole de Dieu ?

Mais en fait, qu’est-ce que la Trinité ?

La Trinité catholique désigne la croyance en un Dieu unique en trois personnes distinctes et de même nature : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Chacune des trois personnes est Dieu à part entière et n’existe qu’en union avec les deux autres dans une parfaite relation d’amour. Selon les trinitaires, le Père n’est pas le Fils, le Fils n’est pas le Saint-Esprit et le Saint-Esprit n’est pas non plus le Père, mais ils sont un !

La trinité dans les cultes antiques

En observant les multiples croyances et les diverses pratiques religieuses des civilisations du monde, on s’aperçoit que les « triades divines » étaient un fait courant.Trimurti

En effet, au IIIe millénaire en Mésopotamie et bien avant J.-C., on observait déjà l’émergence d’une triade de dieux supérieurs pour tous : An/Anu, le dieu du Ciel ; Enki/Ea, le dieu de l’abîme ; Nanna/Sîn, le dieu Lune pour ne citer que ceux-là.

En Égypte, c’est au début des dynasties pharaoniques qu’apparaîtra le culte de la triade d’Osiris, d’Isis et d’Horus.

Dans l’hindouisme, on parle de « trimûrti » (trois formes), évoquant les dieux Brahmâ-Créateur, Vishnou-Conservation et protection, et Shiva-Destruction.

Wilhelm KAULBACH 1843

Wilhelm KAULBACH 1843

La Rome antique possédait la triade capitoline avec Jupiter qui symbolisait la souveraineté ; Mars/Minerve, la force guerrière et Quirinus/Junon, la production et la fécondité.

La mythologie germanique et nordique n’est pas en reste avec Odin, Thor et Freyr.

Dans la mythologie celtique, ce sont Taranis, Ésus et Teutatès qui composent la triade.

Ainsi donc, le concept païen de trinité était déjà bien ancré dans le monde, et ce, avant même que l’Église catholique romaine ne définisse son concept en 325 lors du concile œcuménique de Nicée.

La « Sainte Trinité » adoptée par l’Église catholique romaine

Le dogme est défendu et plébiscité par de nombreux « Pères de l’Église » (catholique romaine) qui le conceptualiseront en 325 à Nicée et le valideront en 381 au Concile de Constantinople :

Tertullien (~150/160-220) est un philosophe devenu théologien catholique originaire de Carthage (actuelle Tunisie). Il fut le premier auteur chrétien à avoir mentionné le mot « Trinité » et à avoir posé les fondements du dogme trinitaire au IIe siècle. Voici un extrait de sa doctrine :

« Il n’y a qu’un Dieu en trois personnes le Père, le Fils et le Saint-Esprit ; ces trois personnes sont inséparables l’une de l’autre.
Le Père est toute la substance et le Fils en est un écoulement.
Le Père est en premier, le Fils en second.
Pour marquer la croyance sur la trinité lors des baptêmes, le futur baptisé est plongé non une seule fois mais trois fois pour chaque nom des personnes divines. »

Athanase (~298-373) est un évêque d’Alexandrie en Égypte où il reçut une très forte instruction profane, notamment littéraire et philosophique, dans les écoles de la métropole (école théologique d’Alexandrie notamment, influencée par les idées de Platon). Il défendit en 325 la divinité du Fils, et en 360 dans ses Lettres à Sérapion et il affirma la pleine divinité de l’Esprit. Athanase d’Alexandrie fut un fervent défenseur du dogme trinitaire :

« Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté. »

Trinité

Constantin Ier (285-337), 34e empereur romain, mit fin à la persécution des chrétiens en établissant la liberté de culte par l’édit de Milan en 313 après sa pseudo-conversion. Il favorisa politiquement et matériellement (au travers de dons) la christianisation de l’Empire (par exemple les dimanches sont devenus obligatoirement fériés en 321). En effet il voulut désormais compter sur l’unité de l’Église pour faire asseoir son pouvoir, et devint ainsi le vrai « président de l’Église ».

Au début du IVe siècle, Constantin dut faire face à plusieurs crises menaçant de détruire ses ambitions politiques, c’est le cas de la crise dite arienne qui se répandit dans tout l’Orient (thèses du prêtre Arius sur la subordination du Fils au Père).
Pour mettre fin à cette division, il convoqua et présida (bien que non baptisé) le concile œcuménique du 20 mai 325 à Nicée, en Bithynie. Les quelques 250 ou 300 évêques présents signèrent ensemble un « symbole » (un accord) comportant le Credo (en latin « je crois ») :

« Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant…
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu…
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie…
Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique… »

Le concept de la Trinité fut mis en place ce jour-là, et validé officiellement en 381, lors du concile de Constantinople sous l’empereur romain Théodose Ier.

Ce que nous dit la Bible

Il est important de rappeler que les chrétiens sont les gens du Livre (Josué 1.8), c’est-à-dire que chaque doctrine chrétienne doit être biblique, absolument basée sur la Parole de Dieu et non sur des explications humaines et philosophiques : « Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé » disait Jésus-Christ (Jean 7.16). Or les origines de la Sainte Trinité ne viennent pas de ce que Dieu a déclaré dans sa Parole :
« Écoute Israël ! Yahweh, notre Dieu, Yahweh est Un. » Deutéronome 6.4

La Loi juive dit de Dieu dans le Shema Israël (« Écoute Israël », texte principal de la liturgie juive, on le récite matin et soir dans le judaïsme), que Dieu est Un, c’est-à-dire infini et indivisible. Il ne s’agit en aucun cas d’une union ou d’un assemblage entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit mais d’une unicité. Il ne peut y avoir trois personnes en Lui.

BiblesD’ailleurs, le mot « Trinité » n’apparaît nulle part dans l’ancienne Alliance ni dans la nouvelle, ce qui n’est pas négligeable pour un terme qui est censé définir une doctrine fondamentale du christianisme. De plus, les douze apôtres de Jésus-Christ et même Paul dans ses lettres ne l’ont jamais enseignée, pas même aux dirigeants qu’ils formaient (Actes 20.27).

De Genèse à Chroniques dans le Tanakh et dans tout le judaïsme, c’est un Dieu unique qui est présenté et vénéré. Et lorsqu’il est question d’appellations au pluriel comme Adonaï ou Elohim, il s’agit là de « pluriels d’excellence » selon les Juifs. Quand ces appellations sont des sujets, leur verbe est toujours au masculin singulier. Notons également que ces termes ne font aucunement référence à une divinité trinitaire :
– Exode 32.1, le veau d’or image du taureau sacré égyptien Apis (non-trinitaire) ;
– 1 Samuel 5.7, le dieu des Philistins Dagon (non-trinitaire).

« Car un enfant nous est né, un Fils nous a été donné, et l’empire reposera sur son épaule : On l’appellera l’Admirable, le Conseiller, le Dieu Puissant, le Père d’éternité, le Prince de paix. » Ésaïe 9.5

Il s’agit d’une prophétie claire concernant la venue du Messie (oint de Dieu) Jésus-Christ. Ce dernier est 100% Dieu et 100% homme selon Philippiens 2.5-8. En effet, les appellations le concernant ne sont rien de plus que des modes, des fonctions comme Père ou Fils, différentes facettes sous lesquelles Dieu se révèle.

« Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui répondit : Je SUIS depuis si longtemps avec vous et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu mon Père ; et comment dis-tu : Montre-nous le Père ? » Jean 14.8

Conclusion

Veillons à toujours rester scripturaire, soyons bibliques « car quiconque transgresse la doctrine de Jésus-Christ et ne lui demeure pas fidèle n’a pas Dieu » (2 Jean 1.9). Nous sommes dans les derniers temps, il est important de sonder les Saintes Écritures, surtout lorsqu’il est question de l’identité de notre Dieu. La tradition catholique n’est pas en adéquation avec la Parole (Matthieu 15.6) car le seul Dieu que les Juifs et les premiers chrétiens dans la Bible ont adoré était Un et indivisible.

« Tu crois que Dieu est un, tu fais bien… » Jacques 2.19

« (…) nous n’avons pourtant qu’un seul Dieu… » 1 Corinthiens 8.6

Prenons garde aux fausses doctrines, ne soyons pas emportés çà et là par des enseignements divers et étrangers à notre Royaume. Ayons plutôt les yeux fixés sur Jésus notre Dieu et préparons-nous pour son retour imminent !

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3 Commentaires

  1. Wow très bien résumé ! Merci Seigneur

  2. En Christ, la fin ne justifie pas les moyens ! L’empereur Constantin 1er (aidé de leaders catholiques) a voulu organiser une évangélisation massive dans tout l’Empire romain, en tranformant des fêtes et des pratiques tout à fait païennes ==> en soi-disant chrétiennes !
    Quel maquillage et quel mélange !

  3. La trinité n’existe pas.
    Déjà , Dieu n’est pas une personne , et encore moins 3 personnes en une.
    Dieu est ESPRIT. On l’appelle l’Esprit-Saint , car Dieu est Esprit et Saint . A ce titre , il fait ce qu’il veut ( psaumes 115 ).
    Dieu décide de s’incarner. Il est toujours Dieu , avec une double nature :
    divine et humaine ( jean 8:56-58; jean 1:14; 1 timothée 3:16;
    colossiens 2:9 ; 2 pierre 1:1-2 ).
    N’oublions pas que Dieu est aussi appelé l’Eternel des Armées, Le Feu Dévorant, l’Alpha et l’Oméga etc…
    Conclusion: Père , Fils , Saint-Esprit ne sont que des manifestations du Dieu Unique.
    On ne peut pas diviser Dieu en 3 personnes car Dieu est EHAD
    ( en hébreu : unique et indivisible ).
    Dieu est Tout-Puissant, donc il peut s’attribuer toutes les fonctions qu’il veut.
    C’est un peu comme un couteau suisse, il est unique mais possède plusieurs fonctions.

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